Une pénurie de candidats ?

Malgré un chômage important (6 151 600 demandeurs d’emploi en mai 2016 selon l’INSEE), il existe une pénurie de candidats dans certains secteurs d’activité.

Trois secteurs sont particulièrement touchés :

  • le BTP
  • l’installation/la maintenance/la propreté
  • l’industrie

Multiposting (leader européen des solutions technologiques dédiées au recrutement) apporte une nouvelle approche de la définition d’un métier en pénurie (de candidats) et a pour ambition de contribuer à une meilleure transparence du marché.

Il s’est intéressé aux candidatures envoyées en réponse aux 5 millions d’annonces diffusées sur 100 sites d’emploi, réseaux sociaux et sites de carrières d’écoles et d’universités, au cours des trois premiers trimestres de 2013. Multiposting a ainsi étudié plus de 500 métiers, issus de 800 grandes et moyennes entreprises françaises et tire plusieurs conclusions:

« La pénurie de certains métiers est due soit à une mauvaise diffusion des offres d’emploi soit à des difficultés rencontrées par les candidats pour trouver les offres qui leur correspondent. Il est également important de prendre en compte l’inadéquation qui existe parfois entre l’offre et la demande, par exemple entre les besoins des entreprises et les parcours des candidats. Des outils comme nous développons permettent entre autres d’améliorer la transparence du marché de l’emploi » explique Gautier Machelon, fondateur de multiposting.

L’indice de pénurie observé est un indice compris entre 0 et 100. Plus l’indice se rapproche de 100, plus le métier est en pénurie, c’est-à-dire qu’il y aura peu de candidats pour une offre. A l’inverse, plus l’indice se rapproche de 0, plus le métier est attractif pour les chercheurs d’emploi.

L’étude a révélé que le secteur « construction, bâtiment et travaux publics » représente le premier secteur le plus touché, avec un indice de 90/100, suivi de près du secteur de « l’installation, maintenance et propreté », avec un indice de 89/100. Enfin, le secteur de « l’industrie » comptabilise un indice de 87/100.

En 2014, la part des offres générant moins de 50 candidatures a fortement baissé passant de 75 % en 2012 à 71 % en 2014.

En parallèle, la part des offres suscitant plus de 50 candidatures a augmenté, passant à 29 % en 2014 contre 24 % en 2012.

La fonction commercial-marketing a la cote

La fonction commercial-marketing se distingue parmi l’ensemble des offres générant plus de 200 candidatures. En 2014, elle représentait 34 % des offres qui ont attiré le plus de candidats, contre 26 % de l’ensemble des offres diffusées par l’Apec. Loin derrière se trouve au second rang la fonction informatique (14 %). A noter que ces fonctions sont les deux principales fonctions recruteuses de cadres.

Finie l’image du commercial insistant, baratineur, voulant vendre à tout prix son produit. Longtemps associé au profit, au stress et à l’agressivité, le métier est en train de changer et demande des compétences et des connaissances variées.

Au-delà de l’image, il faut aujourd’hui comprendre que la fonction commerciale est complémentaire du marketing opérationnel. En effet, autrefois réservée au service marketing, la relation client – et par extension la fidélisation client – représente aujourd’hui une part importante du travail des commerciaux

L’emploi de commercial est en forte interaction avec d’autres fonctions de l’entreprise comme le service marketing, la production ou encore la logistique. Par exemple, les commerciaux recueillent sur le terrain des informations utiles au service marketing, qui à son tour détient des informations nécessaires au travail de prospection des commerciaux.

On le voit avec le rapprochement « vente – marketing opérationnel », la fonction commerciale requiert aujourd’hui des compétences multiples. Les commerciaux doivent avoir, en plus des compétences commerciales, diverses autres compétences, dont la maîtrise des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).

L’évolution et la technicité de certains produits amènent les entreprises à rechercher des profils spécifiques ayant une expertise technique ou scientifique en plus d’une formation en vente. C’est pourquoi le métier de technico-commercial tend à se développer : les entreprises sont en quête de ces profils atypiques et pluridisciplinaires qui font la force de l’entreprise. Et pour améliorer les performances de leurs commerciaux déjà en place, les entreprises privilégient la formation continue.

Exemple de pénurie : le commerce de gros

Le commerce de gros prévoyait de recruter 50 000 personnes dont 95% en CDI en 2014, tous les postes n’ayant pas été tous pourvus l’année précédente.

Marc Hervouet, président de la confédération française du commerce de gros et international (CGI) voulait faire connaître ces métiers aux jeunes et aux demandeurs d’emploi via une campagne. Selon lui, le secteur qui voulait recruter 100 000 personnes en 2013, n’avait pu en embaucher que 75 000. Le commerce de gros a du mal à recruter car encore méconnu.

50 000 postes à pouvoir

En 2014, 50 000 postes étaient à pourvoir, dont 95% en CDI. 40% des métiers recherchés sont des commerciaux de niveau BTS à Bac+3, 35% et sont liés à la logistique (chauffeurs-livreurs, magasiniers, préparateurs de commande ou manutentionnaires) avec un niveau de CAP à Bac+3.

Le PDG de la société de commerce de vollailles et foies gras, Marc Hervouet précise que les autres postes recherchés sont administratifs, techniques ou d’encadrement, en France mais également à l’internationale.

Selon Marc Hervouet, les rémunérations sont « 15 à 25% plus élevés que dans le reste du commerce ».

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